Qui sommes-nous?

 
Une équipe de 7 étudiants de licence professionnelle "SIS" à l'IUT de Vannes (56) dans le cadre d'un projet communication : Céline, Emeline, Harmonie, Juliana, Julie, Anthony, Mathieu.

Bienvenue !

    Nous sommes 7 étudiants en licence professionnelle "Statistique et Informatique pour la Santé" à l'IUT de Vannes. Ce blog consiste en une veille hebdomadaire des problèmes liés à la santé en France et dans le monde. Il sera consacré à l'Epidémiologie
Bonne visite !

Vous êtes le  ième visiteurs


Samedi 24 janvier 2009

Les ondes GSM* permettent aux utilisateurs de téléphones portables de communiquer entre eux. Cependant, les professionnels de l’industrie de téléphonie mobile ont mis sur le marché des téléphones GSM sans même en étudier l’impact sur la santé des utilisateurs. Dirk Adang, chercheur à l'école polytechnique de l'Université catholique de Louvain (UCL), a effectué une étude qui révèle des résultats impressionnants.

« L'Organisation mondiale de la Santé préconise davantage de recherches à long terme à basse puissance, remarque le chercheur. L'étude épidémiologique de l'impact des ondes électromagnétiques sur la santé humaine nécessite d'attendre jusqu'en 2015 si l'on considère l'explosion de la téléphonie mobile à partir de 1998. Vu ce délai, il m'est apparu important de ne pas attendre cette échéance avant d'avoir une mesure partielle de l'impact, sur la santé de mammifères, des champs électromagnétiques à faible niveau… »

L’expérience sur nos amis les rats

Il faut savoir qu’un rat vit en moyenne 2 ans et demi et possède 90% de matériel génétique en commun avec l’homme. Afin de mesurer l’impact des ondes pulsées utilisées dans les technologies mobiles (GSM, antennes relais, wi-fi, radars…), le chercheur a constitué 4 groupes de rats. L’expérience consistait à exposer trois de ces groupes à trois niveaux d'exposition électromagnétiques différents pendant 18 mois. Le dernier groupe est le groupe témoin. Dirk Adang précise : « Cela signifie que j'ai exposé ces mammifères pendant 70 % de leur vie à des niveaux conformes aux standards internationaux en vigueur. Soit, une moyenne de 27 volts par mètre à raison de deux heures par jour, sept jours sur sept. »



Les résultats constatés

Pour vérifier l'impact sur la santé des rats, des échantillons de sang ont été prélevés tous les trois mois. On constate une augmentation des monocytes comparativement au groupe témoin. Ces globules blancs sont une partie du système immunitaire et jouent un rôle important dans le processus d'élimination des particules étrangères au corps humain.

« Le taux de mortalité des rats de labo double en cas d'exposition aux ondes pulsées des GSM. »

Le taux de mortalité dans les trois groupes exposés est le double (60 %) de celui constaté dans le groupe témoin (29 %). De quoi sont-ils exactement morts ? Sur les 124 rats, seulement 19 ont fait l'objet d'une dissection. Un nombre trop peu élevé pour être significatif et établir des comparaisons. Relevons le fait que 16 des 17 rats exposés à des champs électromagnétiques sont morts de tumeurs diverses (cou, genou…).

124 cadavres de rats sont, à ce jour, conservés dans du formol jusqu'à ce que les organes puissent être analysés. Ceci pourrait permettre d’établir si l'exposition aux micro-ondes a engendré un vieillissement prématuré des rats.

Et chez les hommes ?
On le saura en 2015...

 

Tous à vos zapettes !!!

France 5 diffusera,  le dimanche 25 janvier 2009 à 15h36, un documentaire intitulé « Les antennes de la colère ». Différents questions seront soulevées : les antennes-relais provoquent-elles des effets néfastes sur la santé ? Leur proximité rend-elle malade ? En faisant le tour des arguments pro et anti-ondes, cette enquête tente d'apporter un éclairage objectif sur ce débat.

Si vous l’avez loupé, pas de problème, il sera rediffusé le jeudi 29 janvier à 16h30.

 

*GSM = Global System for Mobile

Sources :

http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/sante-l-etude-de-dirk-adang-2008-06-24-609322.shtml
http://www.numerama.com/magazine/10054-Des-rats-de-laboratoire-victimes-des-ondes-GSM.html

Par Céline - Publié dans : Liens maladie-facteurs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 18 janvier 2009

Une enquête de cohorte a été menée sur 9 009 202 suédois entre 1973 et 2004. L'objectif de cette étude était de déterminer, pour une personne donnée, le risque d'être atteinte de schizophrénie ou de psychose maniaco-dépressive (également appelés troubles bipolaires) en fonction de la présence ou non dans sa famille de malades souffrant de l'une ou l'autre pathologie.

Cette étude publiée dans la revue médicale britannique « The Lancet » a permis d’analyser la transmission au sein des familles de la schizophrénie et de la psychose maniaco-dépressive. Pour cette analyse, le professeur Paul Lichtenstein, épidémiologiste au sein de l'Institut Karolinska à Stockholm, et toute son équipe ont utilisé :

 

- Les fichiers d'état civil qui contiennent des informations sur tous les enfants et leurs parents en Suède.

- Les registres des hôpitaux psychiatriques, qui comprennent toutes les admissions de patients hospitalisés en psychiatrie en Suède.

 

Les données concernaient une population de plus de 2 millions de familles. Parmi cette population, on comptait 35 985 cas de schizophrénie et 40 487 cas de psychose maniaco-dépressive. Les risques pour la schizophrénie, trouble bipolaire, et de leur comorbidité ont été évalués pour les parents biologiques et adoptifs, les descendants, frères et demi-frères et sœurs de probants d’une des maladies.

 

Voici quelques résultats de cette étude :

 

Tableau récapitulatif :

 

Maladies

 

 

Situation

Pour la schizophrénie

Pour les troubles bipolaires

Les demi-frères et sœurs du coté de la mère avec antécédents familiaux

RR = 3.6

IC à 95% : [2.3 ; 5.5]

RR = 4.5

IC à 95% : [2.7 ; 7.4]

Les demi-frères et sœurs du coté du père avec antécédents familiaux

RR = 2.7

IC à 95% : [1.9 ; 3.8]

RR = 2.4

IC à 95% : [1.4 ; 4.1]

Les frères et sœurs avec antécédents familiaux

RR = 9

IC à 95% : [8.5 ; 11.6]

RR = 7.9

IC à 95% : [7.1 ; 8.8]

              


                   - Si l'on a un frère ou une sœur schizophrène, on a 3,7 fois plus de risques d'être bipolaire et réciproquement.

       - Si l'on a un frère ou une sœur bipolaire, on a 3,9 fois plus de risques d'être schizophrène.

       - Les enfants adoptés, de parents biologiques qui présentaient des troubles bipolaires, ont également un risque accru de développer une schizophrénie.

       -  Le risque est 9 fois plus important quand on a un frère ou une sœur schizophrène.

 

Ainsi grâce à cette étude, nous pouvons en tirer plusieurs conclusions :

 

- Ces deux maladies ont des origines communes

- Il existe une transmission génétique pour ces affections.

 

Les résultats confirment le caractère largement héréditaire de ces affections (64 % pour la schizophrénie et 59 % pour les troubles bipolaires).

 

 

Source :
http://www.lefigaro.fr/sante/2009/01/16/01004-20090116ARTFIG00275-enquete-sur-l-heredite-des-maladies-mentales-.php
http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(09)60072-6/fulltext

Par Anthony - Publié dans : Liens maladie-facteurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus